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L’aire d’étude couvre une superficie d’environ 17 000 km2 (voir la carte). Elle se caractérise par un large plateau, de moins de 80 mètres de profondeur en moyenne, composé principalement de roches sédimentaires et de dépôts de sédiments sableux. Ses eaux sont parmi les plus chaudes du golfe du Saint-Laurent. En revanche, leur salinité est moindre qu’ailleurs en raison de l’apport significatif en eau douce provenant du fleuve, de certains de ses tributaires et de l’eau d’origine terrestre.

Grâce à l’abondance du zooplancton, le plateau madelinien1 constitue une aire d’alimentation et de croissance importante ainsi qu’une zone de frai et d’alevinage pour plusieurs poissons comme le hareng, le maquereau et l’éperlan arc-en-ciel. Les eaux côtières favorisent la croissance de nombreuses espèces d’invertébrés (homard, crabe commun et divers mollusques), tandis que les habitats plus profonds abritent notamment le crabe hyas et le crabe des neiges.

Plusieurs mammifères marins profitent des richesses du milieu marin, dont quatre espèces de phoques. Le marsouin commun, le dauphin à flancs blancs, le globicéphale noir (une espèce de baleine) et le petit rorqual fréquentent également le secteur occasionnellement. La tortue luth occupe aussi le territoire de manière régulière en période estivale pour s’alimenter.

Les terres émergées du territoire abritent quelques-unes des colonies d’oiseaux marins les plus importantes du golfe, dont celle du rocher aux Oiseaux où nichent 20 % des fous de Bassan du Canada. Au total, 17 espèces d’oiseaux côtiers et pélagiques peuvent être observées dans le territoire à l’étude. Les lagunes et les plans d’eau intérieurs situés en périphérie de ce territoire constituent des habitats importants pour les canards, les oiseaux de rivage et certaines espèces d’oiseaux en situation précaire, notamment le pluvier siffleur, la sterne de Dougall et le grèbe esclavon. De plus, on y retrouve à la fois des espèces de poissons typiquement estuariennes et des espèces marines qui y passent seulement une partie de leur cycle de vie.

Enfin, les îles de la Madeleine sont un lieu pétri d’histoire qui conserve toujours les traces anciennes de l’occupation humaine. Plusieurs centaines d’épaves ont été répertoriées dans les eaux entourant les îles ainsi que cinq phares sur ces dernières, ce qui ajoute à la valeur patrimoniale du territoire. Présentement, plus de 30 activités en mer y sont pratiquées, lesquelles sont principalement liées à la pêche et au récréotourisme.

Aire Etude Officiel

  1. Commission de coopération environnementale, 2009. Écorégions marines de l’Amérique du Nord, Montréal, Canada, 200 p.
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